Par anonyme
ADCE -  BP 1130 – 97015 St BARTHELEMY cedex  

 


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Madame. Mademoiselle ou Monsieur

Nous vous remercions de nous avoir demandé cette documentation.

ADCE est une structure associative qui assure la diffusion d’un enseignement Chan de langue française.

Qu’est-ce que le Chan (ou Tch’an)

Voici le mot chinois 

Il s’écrit en transcription phonétique de plusieurs manières : Chan, Ch’an, Tch’an. On lit aussi tch’anna qui est la transcription phonétique du mot sanscrit dhyana, Chan est traduit habituellement en français par “méditation”.
D’après le récit traditionnel des origines de l’école de tch’an, le Bouddha avait un enseignement ésotérique, qui fut transmis indépendamment des textes écrits. Il transmit cet enseignement personnellement à un de se disciples, qui à son tour le communiqua à son propre disciple. Cet enseignement passa ainsi de génération en génération jusqu’à ce qu’il parvînt à Bodhidharma, dont on dit qu’il fut le trente-huitième patriarche aux Indes. Celui-ci vint en Chine entre 520 et 526 et il y devint le premier tsou (patriarche, littéralement ancêtre) de l’école de Tch’an.

le récit traditionnel des origines du tch’anisme.

Bodhidharma transmit l’enseignement ésotérique à Houei-k’o (486-593), qui fut le second patriarche de Chine. La doctrine se trouva ainsi perpétuée jusqu’à ce qu’une scission importante survînt entre les principaux disciples du cinquième patriarche, Hong-jen (605-675). L’un d’eux, Chen-sieou (mort en 706) devint le fondateur de l’école du nord : l’autre, Houei-neng (638-713) fonda l’école du Sud. L’école du Sud supplanta bientôt celle du Nord en popularité, de sorte que Houei-neng fut finalement reconnu comme le sixième patriarche et le vrai successeur de Hong-jen. Tous les groupes influents postérieurs du tch’anisme remontent aux disciples de Houei-neng. On a beaucoup discuté jusqu’à quel point on pouvait ajouter foi à la première partie de ce récit traditionnel : car elle n’est appuyée par aucun document antérieur au XIème siècle. Nous ne nous proposons pas de faire ici un examen savant du problème. Qu’il suffise de dire qu’aucun spécialiste d’aujourd’hui ne prend très au sérieux ce récit. En effet, les fondements théoriques du tch’anisme furent posés en Chine par des hommes tels que Seng-tchao et Tao-cheng. Ces fondements établis, l’apparition du tch’anisme était à peu près inévitable, indépendamment de son fondateur le quasi légendaire Bodhidharma.
Pourtant la scission provoquée dans l’école de Tch’an par Chen-sieou et Houei-neng est un fait historique. Le désaccord entre les deux fondateurs de l’école du Nord et de l’école du Sud procède de la divergence de vues entre le sing tsong (école de l’Esprit universel) et le k’ong tsong (école du Vide). On peut le constater dans l’autobiographie de Houei-neng. Nous y apprenons que Houei-neng, originaire de la province actuelle du Kouang-tong, étudia le bouddhisme sous Hong-jen. Le récit raconte ensuite qu’un jour, Hong-jen, comprenant que son temps touchait à sa fin, convoqua trois de ses disciples et leur dit qu’il fallait maintenant lui désigner un successeur ; ce successeur serait le disciple qui pourrait écrire le meilleur poème résumant l’enseignement du tch’anisme.
Chen-sieou écrivit le poème suivant :

Le corps est comme l’arbre de bodhi,
Et l’esprit est comme un miroir clair.
Avec soin, nettoyons-le heure par heure,
Sinon la poussière tombera sur lui.

Pour réfuter cette idée, Houei-neng écrivit le poème suivant :

Foncièrement il n’y a pas d’arbre de bodhi,
Ni de miroir quelconque :
Puisqu’il n’y a foncièrement rien,
Sur quoi la poussière pourrait-elle tomber ?

Hong-jen, dit-on, approuva le poème de Houei-neng et nomma celui-ci son successeur et sixième patriarche. Le poème de Chen-sieou met l’accent sur l’Esprit universel ou sur la nature-de-bouddha dont parlait Tao-cheng, tandis que celui de Houei-neng souligne le wou (non-être) de Seng-tchao. Deux formules reviennent souvent dans le tch’anisme. L’une est : « L’esprit lui-même est le Bouddha ; l’autre : «non-esprit, non-Bouddha. » . Le poème de Chen-sieou répond à la première formule, celui de Houei-neng, à la deuxième. La règle des maîtres de tch’an était de n’instruire leurs disciples que par contact personnel. Mais, pour ceux qui n’avaient pas l’occasion d’un tel contact, on recueillit par écrit les paroles des maîtres. Ces recueils sont connus sous le nom de yu-lou (recueils de conversations). Cet usage fut repris plus tard par les néo-confucianistes. Dans ces recueils, on lit souvent que, quand un disciple se risquait à poser une question sur un des principes fondamentaux du bouddhisme, son maître de tch’an lui faisait une réponse qui n’avait absolument rien à faire avec le sujet. Le maître lui disait par exemple que le prix d’un certain légume était alors de trois centimes. Ces réponses semblent paradoxales à quiconque n’est pas familiarisé avec le but du tch’anisme. Ce but était simplement de faire comprendre au disciple qu’il n’existait pas de réponse à sa question. Cela compris, il avait déjà beaucoup compris. Certains maîtres tch’an utilisaient le silence pour exprimer l’idée de wou (non agir). Par exemple, lorsque Houei-tchong (mort en 775) allait entamer une discussion avec un autre moine, il monta dans sa chaire et garda le silence. Alors l’autre moine lui dit : « Veuillez proposer votre thèse, afin que je puisse la discuter. » Houei-tchong répondit : « J’ai déjà proposé ma thèse. » Le moine demanda : « Quelle est-elle ? » Houei-tchong dit : « Je sais qu’elle est au-delà de votre intelligence », et, sur ces mots, il quitta la chaire. La thèse proposée par Houei-tchong était celle du silence. Puisque le Premier principe ou wou n’est pas une chose sur laquelle on puisse dire quoi que ce soit, la meilleure manière de l’exposer est de rester silencieux.
De ce point de vue, les Ecritures ou sûtras n’ont aucun rapport réel avec le Premier principe. C’est pourquoi le maître de tch’an Yi-hiuan (mort en 866), fondateur d’un groupe du tch’anisme connu sous le nom de l’école de Lin-tsi, dit : « Si vous voulez avoir la vraie intelligence, vous ne devez pas vous laisser tromper par d’autres. Vous devez tuer tout ce que vous rencontrez intérieurement ou extérieurement. Si vous rencontrez le Bouddha, tuez le Bouddha. Si vous rencontrez les patriarches, tuez les patriarches… Alors vous pourrez obtenir l’émancipation. (Recueil de paroles d’anciens hommes éminents, kiuan 4).

Le récit du “Centre Tchan de Limoges” (1964 – 2006)

Le mot chinois “tchan” signifie, très exactement,”méditation”. En tant que nom propre, il désigne une très ancienne école de pensée (en chinois: kia) qui apparut au IVème siècle de notre ère. Son fondateur fut l’Indien Bodhidarma. Elle se caractérisait par le fait que, bouddhiste, elle refusait de tenir Siddartha Gautama, le Bouddha historique, pour un fondateur de religion et voyait en lui l’inventeur d’une psychologie totalement libératrice. Cette attitude explique le fait, apparemment paradoxal, que les “adeptes” du Tchan appartiennent à toutes les religions connues ou même n’ont aucune religion. Beaucoup plus tard, une branche du Tchan devait donner naissance au Zen japonais, assez différent à certains points de vue; fort proche, à d’autres, du Tchan originel. La place nous manque pour faire l’historique du Tchan. Nous nous attacherons seulement à tracer, en quelques phrases, l’histoire d’une des principales “kias” (écoles) : celle dite du Xi-Tchan (Tchan de l’ouest de la Chine), la nôtre.
La première manifestation du Xi-Tchan en tant qu’école indépendante remonte au IXème siècle. D’après la tradition, un groupe de “tchanistes” venus du sud et lassés des guerres perpétuelles dévastant cette région du Zhong Guo (la Chine proprement dite) vint s’établir dans le secteur qui devait devenir plus tard “l’ultime frontière” (Sin-Kiang) – actuellement: Région Autonome Ouigoure. De tout temps, le Bouddhisme, surtout sous sa forme non religieuse, avait eu des affinités avec le Taoïsme philosophique de Lao Tseu et Tchouang Tseu, avec la vieille philosophie naturaliste du Tao, rivale (mais aussi complément) de la philosophie d’état de Kong Tseu, connu en Occident sous le nom de Confucius. En particulier, le Tchan et le Taoïsme avaient tant de points communs qu’il était bien difficile (et pas seulement pour le profane) de les distinguer l’un de l’autre. En ce qui concernait la pensée profonde et le but ultime, Rien ne les séparait. La seule et minime différence résidait dans le fait que le Tchan insistait surtout sur la nécessité des exercices pratiques, alors que le Taoïsme portait un intérêt limité certes, mais réel à la théorie. Il se trouva donc que le groupe Tchao qui s’installa dans l’Extrême-Ouest chinois entra en contact avec un groupe de “philosophes de Tao” et que les deux groupements, en quelques décennies, se fondirent en un seul, donnant naissance à la Xi-Kia (Ecole de l’Ouest) dite aussi “Xi-Tchan”: Tchan de l’Ouest. Ses membres se groupèrent en “Fang zi kai”, expression signifiant “monastère ouvert” ou, plus précisément ”demeure ouverte”, les tchanistes n’ayant jamais été des “moines” au sens occidental du terme. Rien de notable n’apparaît dans l’histoire du Tchan de l’Ouest jusqu’au XXème siècle … L’Ecole poursuit avec succès son but qui était (et demeure) la création d’un type d’homme et de femme dit “humain véritable” (tchen jen, en chinois) ou encore “éveillé” ou “libéré” (terminologie bouddhiste).

Ce n’est qu’en 1964 qu’elle décida “d’essaimer” …

La Région autonome Ouigoure, ex-Sin-Kiang, est à l’heure actuelle, le Los Alamos et le Cap Kennedy de la Chine … Dès que les premières installations industrielles et les “combinats” gigantesques surgirent dans la Province, les dirigeants du Xi-Tchan estimèrent que le moment était venu de rompre avec des habitudes millénaires et la dispersion des Fang zi kaï fut décidée. (Précisons que le Tchan n’est pas “contre” l’industrialisation. Simplement, du fait de cette industrialisation, l’ancien mode de vie autarcique, devenait impossible). Un certain nombre de “Centres” se formèrent dans d’autres régions de Chine. La “maison mère” sous la direction du “premier instructeur” ou, pour employer un terme occidental “du grand maître de l’ordre”(le mot chinois “Kia ” a la double signification “d’école” et “d’ordre” au sens où l’Occident entend ce dernier mot) fut installée au Pamir. Ceux des adeptes ayant qualification d’instructeurs (tao-to-jen) qui étaient de nationalité étrangère eurent le choix entre le retour dans leur pays d’origine et la prise de direction d’un Centre Tchan dans un Etat d’Asie autre que la Chine. Il fut, à ce moment-là, tenté une expérience sans précédent: l’instructeur Jérôme Calmar, de nationalité française, se vit confier la mission d’ouvrir un Centre Tchan dans son propre pays. Disons tout de suite la raison de cette décision : les Chinois cultivés estiment, pour diverses raisons, que les Français sont, de beaucoup, ceux des Occidentaux dont la mentalité se rapproche le plus de la leur. Les personnes de nationalité non-française mais parlant habituellement le français étant, dans cette optique, considérées comme françaises: pour les Chinois, la “race” n’existe pas. A l’instar de Napoléon 1er, ils considèrent que ce qui donne à une ethnie sa cohésion, c’est le langage commun, base de la culture. Le Tchan chinois (avec, il est vrai, des apports tibétains), devait donc être plus facilement assimilable par des francophones que par tout autre groupe linguistique d’Occident.
L’expérience fut tentée dès 1965. Ce qui peut paraître surprenant à qui ne connaît pas le Xi-Tchan. est que l’enseignement Tchan fut tenté par correspondance. Il était cependant normal qu’il en fut ainsi. Non pas, comme on pourrait le croire, parce que cette méthode permettait d’entrer en contact avec un grand nombre d’adeptes, mais bien parce que, si étrange que cela puisse paraître, l’enseignement du Xi-Tchan a été, depuis les origines, dispensé par un procédé bien proche de la méthode “par correspondance”. Naguère, dans un Fang zi kaï (demeure ouverte) les choses se passaient ainsi : tous les membres de la communauté, sans une seule exception, aussi bien les instructeurs que les élèves, gagnaient leur vie par leur travail; un travail le plus souvent manuel et généralement agricole. Une fois par mois en moyenne, ils se réunissaient le soir, et discutaient des problèmes de la communauté. Mais l’enseignement lui-même n’était pas abordé dans ces réunions. Simplement, une ou deux fois par mois, selon les conventions, chaque instructeur remettait à l’adepte qui dépendait de lui une feuille de papier sur laquelle étaient mentionnés les “exercices de formation de soi” recommandés pour la quinzaine ou le mois suivant. Les travaux “nourriciers”. travaux d’ordre pratique qu’il convenait d’effectuer étant, eux, mentionnés de vive voix comme dans toutes les communautés agricoles du monde. L’enseignement Tchan par correspondance ne constituait donc pas, à proprement parler une véritable innovation. Depuis les années 60, les résultats, pris dans leur ensemble, ont été très légèrement inférieurs à ce qu’ils furent au Sin-Kiang durant dix siècles. La. raison de cet état de chose est facile à déceler: même si les francophones sont, par la mentalité, relativement proches des Han (des Chinois), la différence culturelle demeure cependant profonde. Bien des concepts, implicites pour un Chinois, sont lettre morte pour un francophone. Conscients de ce fait, les membres du conseil Tchan décidèrent, après une étude approfondie de la femme et de l’homme “culturellement français” (étude qui dura sept ans) de charger six instructeurs de mettre au point et de proposer aux personnes susceptibles d’être intéressées, le “nouvel enseignement tchan”. Parmi les nombreuses techniques Tchan, dites de libération ont été sélectionnées celles qui correspondent, point par point, au mode de pensée de la femme ou l’homme d’Occident et de culture française. Ont participé à ce travail:

• L. Ripché, gradué de l’U. de Gartok (Nord Tibet). Instructeur Tchan du 3ème degré de Jade, Le lama Ripché est membre permanent du Conseil de l’Ordre.

• Calmar Jérôme, instructeur Tchan du. 3ème degré de Jade. Directeur du Centre Tchan de langue française. Membre permanent du Conseil de l’Ordre.

• Houang Ho W., instructeur Tchan du 2ème degré de Nacre. Membre suppléant du Conseil de l’Ordre.

• Vanderbilt P. W .. instructeur Tchan du 2ème degré de Nacre. Membre suppléant du Conseil de l’Ordre. Directeur (fondateur en France) du groupe Feng Shui Hé Mu.

• Hi Shia T., instructeur Tchan du 2ème degré de Nacre. Membre suppléant du Conseil de l’Ordre. Hi Shia est un des cinq “maîtres de Ya-Tchéou” (interprétation du Yi-King).

• Svoboda Jan, instructeur Tchan du 2ème degré de Nacre. Membre suppléant du Conseil de l’Ordre. Ex “psychiste-conseil” du Trachi-lama. Co-directeur du groupe Feng Shui Hé Mu. “

1965 … 2006 : le Centre Tchan de Limoges a fonctionné sans discontinuer ….

L’Association Du Ch’an Europe (ADCE)

2006, des adeptes restent sans réponse à leurs questionnaires ou à leur simple courrier. Sur des forums internet, des questionnements, des échanges apparaissent, interrogatifs. De critiques sont émises par des personnes à qui cela ferait du bien de penser dire d’autrui ce qu’ils voudraient qu’autrui pense dire d’eux. Plusieurs sites font références au Nouvel Enseignement Tchan. Sur l’un est diffusé presque intégralement le premier enseignement (sur 18 leçons). Sur un autre l’adresse de Limoges est proposée par d’anciens adeptes qui ignorent la cessation d’activité de Limoges …
Mais la plante Ch’an est toujours vivace, et l’enseignement n’est pas tari. Le contraire aurait été étonnant.

Décembre 2007, (le 16 très précisément), 7 anciens adeptes de la communauté francophone, issus du cycle en 18 leçons et de celui en 10 leçons, se réunissent pour que perdure l’enseignement. Après plusieurs réunions, l’ADCE est constituée.
Décision unanime citée au compte rendu constitutif de l’association :
“l’enseignement Ch’an (Tch’an) continuera d’être transmis en Europe. Les textes diffusés par le “Centre Tchan de Limoges” sont des références modernes. Dans un soucis pédagogique, ils seront cependant adaptés. Ainsi, est retiré de l’enseignement le “Hao Xie” (“talisman de l’adepte”) mais est réintroduite la pratique des sceaux, gestes qui permettent d’entrer en contact et de ne faire qu’un avec certaines “forces bienfaisantes” naturelles, qui sont des énergies appartenant au cosmos. Les exercices sont parfois les mêmes. Leur intensité et leur fréquence restent individualisées. De par son principe de fonctionnement, le “Centre Tchan de Limoges” ne souhaitait pas de personnalisation entre instructeur et adepte. Il en est de même avec l’ADCE qui considère cela comme une règle destinée essentiellement à protéger les adeptes du risque de la “gouroumania”.

Une nouvelle équipe

Le contact avec les adeptes se fait sous l’égide :

• de Bernard, issu du premier enseignement Tchan (en 18 leçons). Il est chargé de la voie dite “intuitive et occulte”.

• de Myriam, chargée des exercices de la voie rationnelle.

• de Basile, chargé de répondre le cas échéant aux éventuelles questions. ll est aussi chargé de l’adaptation des exposés théoriques, et du contact avec les anciens adeptes.

D’ores et déjà, pour ceux qui nous écrivent et qui sont issus du “Centre Tchan de Limoges”, nous disons ceci : l’ADCE n’a rien à voir administrativement avec le “Centre Tchan de Limoges”. La filiation est celle de l’enseignement Tch’an depuis les origines. (Le temps, de toute manière est une illusion). Si vous êtes en cours d’initiation, et si vous décidez de nous rejoindre, considérez votre expérience passée comme une expérience qui vous appelle à vous situer dans une nouvelle unité de temps. Pour ceux qui sont déjà des adeptes de diverses voies méditatives : il existe bien des chemins qui conduisent au sommet d’une montagne. Nous n’avons pas à juger et à comparer. Simplement, sachez que parcourir plusieurs sentiers en même temps conduit à faire le tour de la montagne, mais pas à y grimper.

Le but ultime du Tch’an est, a été, sera, la transformation de chaque adepte en un “tchen jen”; c’est à dire un “libéré”-, un “éveillé”, un “humain véritable” …

Il est écrit dans le Neiking, ouvrage antique de notre tradition :

“Je sais que, jadis, existaient les Tchen Jen. Ils étaient les maîtres de l’univers et pouvaient contrôler le Yin-Yang Respirant littéralement l’énergie du cosmos. Indépendants les uns des autres. Ils étaient libres d’esprit (…) Ils vivaient le Tao”.

Pour autant,

L’éveil se vit et ne se décrit pas …

Le “Centre Tchan de Limoges”, a bien expliqué cela.
“Il est bien certain que la notion “d’éveil” n’est pas aisément définissable “en mots”. Rien, à proprement parler, n’est indescriptible. Mais, pour qu’une personne à qui une chose est décrite reconnaisse cette chose dans la description qui lui .en est faite, il faut, nécessairement, qu’elle ait déjà quelque idée de ce que peut être la chose en question – le meilleur exemple de la difficulté éprouvée lorsque l’intéressé s’entend décrire ce qu’il ne peut comprendre par défaut d’expérience personnelle restant celui des couleurs décrites à un aveugle de naissance … Nous allons cependant, en très peu de mots, esquisser une description de “l’état d’éveil”. Comparative, elle ne saurait être exhaustive, ni formulée en termes positifs : si vous décriviez l’état de bonne santé physique à une personne qui a toujours été malade, vous seriez obligé(e) pour vous faire comprendre, de vous exprimer négativement. Vous diriez : la santé, c’est lorsque l’on n’éprouve pas de malaise, lorsque l’on ne souffre pas. Si vous disiez au malade qui vous écoute : l’homme en bonne santé ressent un besoin intense d’activité, vous ne seriez pas compris. Nous DEVONS, nous aussi, utiliser comparaisons et termes négatifs. L’être humain “non éveillé” est exactement dans la position d’un homme qui, pendant son sommeil nocturne, aurait fait un mauvais rêve; .ce que l’on nomme, improprement, un cauchemar. Dans le ”cauchemar”, il arrive qu’un événement rêvé apparaisse comme terrifiant, atroce, alors que, s’il était vécu dans la réalité, il serait (peut-être) considéré comme un incident sans importance … Le monde onirique a ses propres lois, totalement subjectives et sans rapport avec les valeurs du monde du jour. Par exemple, dans le “cauchemar”, il devient vital que tel geste soit fait, tel acte accompli, sinon quelque chose d’effroyable va se produire. Dans la réalité du quotidien, si la personne intéressée se refusait à accomplir l’acte en question, rien de particulier ne se produiraitMais dans le rêve, tout apparaît sous un angle différent. L’univers est perçu de façon totalement subjective. II est le produit de l’état somatique et psychique du dormeur. Lorsque celui-ci se réveillera, il comprendra, un peu plus tard, que les “horreurs” qu’il a “vécu” n’avaient aucune réalité dans son univers de jour, et il retrouvera son calme … L’homme “ordinaire” est exactement comme ce dormeur. II rêve, lui aussi, quoique à un degré moindre. Ses conditionnements le font vivre dans un univers irréel, subjectif, fait de “bon” et de “mauvais” - le mauvais l’emportant toujours sur le bon puisque toute vie est “ponctuée” par la mort et que celle-ci est considérée comme l’événement mauvais par excellence. L’homme “ordinaire” est donc malheureux car son “moi” ne cesse pas de souffrir. L’homme “éveillé” n’est pas malheureux. Il ne peut tout simplement pas l’être. Les tribulations et mésaventures du “moi” n’ont, pour lui, aucune importance véritable. Cela ne signifie nullement qu’il est indifférent ou apathique (au sens médical du terme). Au contraire, tout l’intéresse. Mais il n’établit pas de catégories de valeurs : il n’est pas subjectif. Vous le voyez : nous ne pouvons nous exprimer que négativement. Nous ne pouvons dire avec des mots ce qui est positif. Comment faire comprendre, en alignant des phrases, qu’il peut y avoir joie là où l’ensemble des humains ne ressent que peine? On ne le peut. Pour être apte à comprendre, il faut délaisser les mots et transformer le mental… Tel est le but, le but unique de tous les exercices de libération qui sont proposés par le Tchan. Ces exercices sont destinés à supprimer les conditionnements qui oppriment l’humain non encore libéré”.

La nouvelle organisation

L’enseignement Tch’an s’adresse à toute personne s’exprimant en langue française. quel que soit son âge, son sexe, sa fonction sociale ou son niveau de culture. Il est fait de dix envois de dossiers qui sont adressés successivement à l’adepte à un rythme qui dépend de deux conditions : d’une part lorsque le temps conseillé par les instructeurs est accompli, d’autre part quand le moment convient à l’adepte qui peut chaque fois se retirer de l’enseignement si tel est son vouloir. Avec chaque dossier, l’adepte reçoit un questionnaire (le premier étant joint à cette documentation} et aussi dix programmes personnalisés. Ces programmes n’indiquent pas quels exercices doivent être pratiqués (tous nos exercices sont sans contre- indication) mais, d’un adepte à l’autre, ils indiquent la fréquence et la durée d’exécution. lesquels peuvent être différents selon la personnalité et les loisirs de chacun. Ces programmes personnalisés sont établis par nos instructeurs après lecture des réponses fournies aux questionnaires. Dans la pratique, les choses se passent ainsi: la personne qui a bien voulu prendre connaissance de notre documentation et qui est intéressée, remplit puis envoie le questionnaire joint à cette documentation, accompagné du montant de la cotisation (voir plus loin) à l’ADCE dont l’adresse postale est la suivante:

ADCE BP 1130- 97015 ST BARTHELEMY CEDEX (FWI)

Le contact avec les 3 instructeurs de l’ADCE est permanent sauf pendant des périodes de méditation où les 7 décident de se retrouver. Cela peut expliquer d’éventuels retards de courriers. Cependant une permanence est assurée par contact courriel en écrivant à

traditiontchan@hotmail.fr

En retour de votre questionnaire et de votre participation aux frais de fonctionnement de l’ADCE (par chèque pour les habitants de France, ou mandat postal pour les autres), votre premier dossier sera envoyé

• soit par les services postaux. Cela nécessite confiance et patience.

• soit en pièce jointe d’email (si vous le désirez ainsi, merci de le demander expressément).

A votre premier dossier d’ADCE seront joints:

• Un premier programme personnel.

• Un second questionnaire.

Lorsque, ayant appliqué les directives de votre premier programme personnel, vous le jugerez bon,et compte tenu des instructions sur le temps de pratique des exercices, vous enverrez, à la même adresse et dans les mêmes conditions, le second questionnaire, après l’avoir rempli. Vous recevrez, le second dossier, le second programme personnel et le troisième questionnaire. Il en sera de même jusqu’à ce que votre enseignement Tch’an soit terminé. Toute personne acceptant de pratiquer les exercices de libération de l’enseignement Tch’an doit, à la fin de sa formation, avoir atteint l’état de libération, d’éveil. Ces exercices, nuancés certes, sont peu nombreux et leur exécution demande peu de temps. Grâce aux programmes personnels élaborés compte tenu des réponses aux questionnaires, leur durée et leur fréquence sont en étroit rapport avec les loisirs de l’adepte. Précisons encore que ce dernier peut lui-même (après le texte 5), juger jour après jour des progrès accomplis. L’enseignement. Tch’an ne vous propose pas seulement de devenir un humain “libéré”. C’est là le but essentiel, évidemment, mais non le seul. L’enseignement Tch’an constitue ce que l’on nomme, en Extrême- Orient, une voie “mixte”. Il vous propose d’acquérir, en sus, une solide formation parapsychologique ou si vous préférez le terme traditionnel, de vous rendre maître de techniques occultes toujours mal connues en Occident.

La voie mixte

Voici ce qu’en disait le “Centre Tchan de Limoges”

“Peut-être penserez-vous qu’il y a paradoxe. Il est bien certain en effet que les techniques occultes. visant à transcender les limites des possibilités naturelles de l’homme, impliquent chez qui les pratiquent un état d’insatisfaction, de frustration, de désir. Qui n’a pas de “problèmes” n’a que faire de procédés “occultes” … Et, précisément, par sa libération même, l’humain “éveillé” a résolu tous ses problèmes. Le paradoxe n’est qu’apparent. Ou plus exactement il existerait si nous proposions à des humains déjà libérés d’acquérir des connaissances occultes. Mais l’Enseignement Tchan fait cette proposition à des personnes qui désirent se libérer, ce qui est bien différent. De plus, les techniques occultes ont un autre avantage : elles permettent à l’adepte de percevoir le fait que les lois de causalités qu’il considérait comme inflexibles sont, dans la réalité, bien plus souples qu’il ne pensait. Et que, par conséquent, la transformation de la grisaille de sa vie quotidienne en autre chose est du domaine des possibles. Cette notion acquise est une aide puissante pour qui marche vers sa Libération”. l’ADCE présente six techniques occultes, toutes d’origine extrême-orientale. Voici la liste de ces techniques :

• Le Yéou Kien, c’est-à-dire la technique du “voyage astral”: la vraie. Cette technique relève de la connaissance et de l’utilisation du corps éthérique.

• Le Kan Yan Se: le pouvoir de percevoir les “auras”. Cette technique relève de la connaissance du corps énergétique.

• Le Ren Cheng: le pouvoir de s’identifier à autrui. Il n’existe rien, en Occident, qui corresponde à cette technique. Tout au plus peut-on dire qu’elle se rapproche de la télépathie.

• Le Jian Guan: c’est l’invisibilité psychologique, peu connue en Occident.

• Le Neng Shang Tong: c’est “le pouvoir au-dessus du mal”, Les dires populaires parlent alors de désenvoûtement, envoûtement bénéfique, influence (bénéfique, toujours) sur autrui, sur un animal, une maison, un lieu, etc … Mais nous devons préciser que le tch’aniste s’interdit toute action sur autrui, si celui-ci n’est pas demandeur.

• La pratique des sceaux a en outre été ré-introduite.

Bernard, spécialisé dans “l’occulte” se chargera d’établir, sur la base des réponses aux questionnaires, la fréquence et la durée des diverses pratiques “intuitives” pour chaque adepte. Nous vous prions, du reste, de noter que les pratiques occultes ne sont pas obligatoires pour qui recherche la Libération. Elles sont seulement recommandées.

Nous vous invitons donc à suivre l’enseignement Tch’an de l’ADCE.. Pour cela il vous faudra:

• Pratiquer les exercices de libération (à peu près) au rythme indiqué dans votre programme personnel. Outre ces exercices, les textes comprennent des exposés théoriques. Il n’est nullement nécessaire que vous soyez d’accord avec nos théories. Vous pourriez même, à la rigueur, vous dispenser de les lire. Mais la pratique des exercices de libération est indispensable. Même si vos occupations quotidiennes ne vous laissent que quelques minutes par jour, ce sera suffisant: les tch’anistes d’Asie pratiquent des exercices apparentés tout en travaillant 14 à 15 heures par journée.

• Les techniques occultes ne sont pas – en général – essentielles. Mais, dans la mesure où vos moments de loisir le permettront, nous vous recommandons leur pratique … Elles sont toutes bénéfiques. Cependant, comme certaines d’entre elles constituent une méthode de lutte contre des nuisances pour l’esprit, il sera nécessaire de vous mettre au courant de la nature et du mode d’emploi de certaines “méthodes ditesmaléfiques”. Il vous est demandé de ne pas faire usage de ces dernières. Si vous passiez outre, ce serait à vos risques et périls.

• Enfin, il vous est demandé de verser dix participations financières, chacune correspondant à un dossier. Etant entendu que vous pouvez cesser tout versement et arrêter la “formation Tch’an” sans préavis. Comme il est indispensable que nos instructeurs soient en possession de vos réponses au questionnaire précédemment posé, pour vous adresser, avec le texte suivant, avec votre programme personnel, il vous suffira de vous abstenir d’envoyer le questionnaire pour cesser de recevoir les dossiers de l’ADCE.. Chacune de ces cotisations est fixée à 50 euros. Cette somme, nous le savons, peut paraître élevée à certains. Nous vous prions, toutefois, de bien vouloir noter que, en dehors du temps (négligeable) consacré à l’impression de chaque texte, 2 à 3 heures de travail doivent être consacrées aux réponses aux courriers par Basile, àl’élaboration d’un programme personnel, par les instructeurs Bernard et Myriam, même si ce programme se réduit, pour celui qui le lit, à quelques lignes … Que l’organisation de l’ADCE et de ses actions destinées à diffuser le Tch’an, requiert entre 4 et 12 heures de travail pour les 7 membres de l’ADCE … Ajouterons-nous que, dans un monde où le moindre gadget peut coûter des sommes élevées, il faut tenir sa propre libération pour peu de chose, pour la refuser en raison de ce prix. Si vous êtes intéressé(e) par notre proposition, nous vous prions de bien vouloir régler chaque cotisation (au nom de ADCEen même temps que vous enverrez les réponses au questionnaire joint à chaque dossier. Il n’y a, répétons-le, aucune cadence à respecter. Vous pouvez, si vous le voulez, attendre des mois et des mois entre la réception de chaque dossier, à condition que, pendant ce temps, vous continuiez à pratiquer nos exercices, et à la condition expresse que vous ayez conservé votre questionnaire à envoyer !

Peut-être vous étonnerez vous de la brièveté de notre enseignement … Alors que tant d’enseignements traditionnels durent une vie entière, nous proposons, nous, (la bonne volonté étant requise) d’obtenir la libération, l’éveil, en un certain nombre de mois. Nous pouvons le faire, parce que nous avons élagué de notre enseignement tout folklore, tout rituel inutile…

Deux mots pour terminer : le Tch’an est aussi non-sectaire qu’il est possible de l’être. Il ne vous sera jamais demandé de croire une chose que vous n’aurez pas, préalablement, vérifiée par vous-même. Enfin : comme de toute évidence nous ne pouvons assurer la Formation que d’un nombre limité de personnes, vous n’avez pas à craindre (si vous n’êtes pas intéressé) que nous vous “relancions” en vous adressant d’autres documentations, comme le font tant d’autres. C’est d’ailleurs l’un de nos engagement, et si nous devions y faillir, vous seriez en droit de mettre en doute notre éthique.

Madame, Mademoiselle ou Monsieur, merci de votre attention.

ADCE – TCHAN

PS, pour toute correspondance autre que celle relative aux dossiers, veuillez joindre les timbres pour la réponse. Et n’oubliez pas que vous pouvez communiquer par email.

L'homme réalisé

L'homme réalisé


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