Votre courrier du 31 août
Patrick a écrit :
J’ai lu ceci : “le monde n’est pas une chose imparfaite ou en voie de perfection, lente à se produire : non, c’est une chose parfaite, et à n’importe quel moment”. Qu’en pensez-vous ?
Commentaire ADCE
Nous n’allons pas commenter toutes les citations qui nous sont proposées, mais nous ferons une exception.
La réponse est évidente : tout dépend de l’état d’éveil.
Et de toute façon, pour reprendre une autre phrase de votre courrier : “nous ne sommes pas venus pour rester”
Votre courrier du 14 août
Bernard a écrit :
La détente du corps est-elle nécessaire pour qui pratique le Tch’an ?
Commentaire ADCE
De même que le chat profite de chaque instant où il n’est pas sollicité pour se détendre totalement (bien que gardant la vigilance), de même devrait être le tch’aniste dans son quotidien. Si vous pratiquez cet état d’être vous trouverez l’harmonie du corps et de l’esprit. C’est simple, tout le monde peut faire ainsi. Mais les gens croient qu’il faut payer très chers des stages d’entraînement qui se déroulent hors de leur quotidien (dans la mesure où ‘il faut se réunir spécialement pour cela), alors que les maîtres enseignent aux moines à vivre ainsi leur quotidien. C’est là la différence.
Votre courrier du 13 août
BG a écrit :
Juste par curiosité: j’aimerais savoir quelle est votre méthode pour “suivre” l’adepte quand celui-ci indique les moments de sa pratique; comme l’a dit Myriam, “connaître ce choix que vous avez dans la pratique est important pour votre suivi”.
Commentaire ADCE
Votre curiosité révèle une inquiétude : vous voulez être sûr que l’on se préoccupe réellement des adeptes. C’est une faille dans votre confiance, mais cela est normal comme il est évident que vous ne nous verrez jamais nous justifier. Notre enseignement est, et nous sommes ! Rien à ajouter.
Mais là, il s’agit d’expliquer patiemment comme on rassure un enfant. Ce n’est pas une justification. C’est juste nécessaire, d’autant que cela questionne aussi d’autres adeptes
L’être humain est un être d’habitudes. C’est grâce aux habitudes qu’il est capable d’agir tout en vivant sur un autre registre (vous verrez ce que cela signifie d’ici quelques leçons). Pour autant il ne doit pas non plus être prisonnier des habitudes (d’où les exercices de prise de conscience gestuelle, parole etc). Si vous ne pouvez fixer un moment régulier à vos exercices, ce n’est pas grave, vous vous adapterez autrement. Cependant, connaître vos choix nous permet de mieux comprendre vos rythmes psycho-biologiques : l’enseignement taoïste nous enseigne tant de choses à ce sujet … Vous comprendrez cela aussi, mais … soyez patient …
Votre courrier du 13 avril 2009
En réponse à une lettre ayant trait à la transmission de l’enseignement Tchan, vous m’aviez conseillé de comparer vos textes avec ceux de Limoges. J’ai suivi votre recommandation et cela m’amène à vous écrire de nouveau. Je reconnais la prépondérance de l’aspect pratique sur la part doctrinale et aussi combien les mots peuvent constituer une limitation, un voile. J’ai cependant besoin d’éclaircissement sur un point précis.
D’autre part, nous avons, avec le récit du comment de la création du monde du bouddhisme, l’histoire du « mahabrahma ». Le Soi est un super ego, qui a l’illusion d’être un dieu et d’avoir créé les autres êtres, qui, d’ailleurs, partagent, son illusion. Démasquer la supercherie du Soi conduit à l’éveil. L’auteur de ce texte, Dominique Trotignon rattache le problème du bien et du mal à l’existence de ce Soi fictif.
À cet égard, vous me pardonnerez de citer Ananda K. Coomaraswamy dans Hindouisme et bouddhisme : « Il serait bon de rappeler que le bouddha n’est pas venu pour établir un nouvel ordre mais pour restaurer un ordre ancien (…) C’est une voie ancienne que l’on avait perdue que le bouddha ouvre à nouveau. » (…) « Naturellement, il est bien vrai que le bouddha niait l’existence de l’âme ou du soi, au sens étroit du terme, mais ce n’est pas ce que nos écrivains entendent ni ce que nos lecteurs comprennent, et ce qu’ils veulent dire, c’est que le bouddha niait le Soi immortel, sans naissance et suprême des Upanishads. Et cela est d’une fausseté flagrante. Car il parle souvent du Soi ou Esprit, et nulle part aussi clairement que dans la formule « na mê so attâ » (« ceci n’est pas mon Soi »), dont l’exclusion porte sur le corps et les éléments de conscience empiriques, vérité à laquelle s’applique tout particulièrement les paroles de Shancara : « Quand nous nions quelque chose d’irréel, c’est par référence à quelque chose de réel. » (…) C’est assurément au sujet de ce principe ineffable que le bouddha dit : « Qui sait où il se trouve ? C’est le Soi intérieur pur de toute contamination, le Soi suprême dont on ne peut rien dire de vrai et qu’aucune pensée ne peut saisir sinon celle-ci : « Il est. » (…) « Il y a un non-né, un non-devenu, un non-créé, un non-composé, et si ce n’était pas pour ce non-né, ce non-devenu, ce non-créé, ce non-composé, il ne pourrait être montré aucun chemin d’évasion hors de la naissance du devenir, de la création et de la composition. » Et nous ne voyons pas ce que ce non-né pourrait être sinon « Cela », cet Esprit (âtman) non animé (anâtmya) sans l’être invisible (sat) duquel il ne saurait y avoir nulle part d’existence. (…) Le bouddha nie de façon péremptoire qu’il ait jamais enseigné la cessation ou l’annihilation d’une Essence. Tout ce qu’il enseigne c’est comment mettre un terme à la souffrance. (…) De même qu’on traduit si souvent à faux l’expression répétée « Ce n’est pas mon Soi » par « Il n’y a pas de soi », on regarde l’analyse destructive de l’individualité – véhicule comme voulant signifier qu’il n’y a pas de Personnalité. (…) Le bouddha s’identifie Soi-même à ce Soi qu’il appelle son refuge. (…) Il est tout à fait contraire au bouddhisme, aussi bien qu’au Vedanta, de penser à nous-mêmes comme errant au hasard dans le tourbillon fatal du flot du monde. Notre Soi immortel est tout sauf une « individualité qui survit. » Ce n’est pas cet homme, un tel ou un tel qui réintègre sa demeure et disparaît à sa vue, mais le Soi prodigue qui se souvient de lui-même. Celui qui fut multiple est de nouveau un et indiscernable. »
Ainsi, à mon sens, il y a deux acceptions incompatibles du bouddhisme : l’une qui nie tout principe supérieur, l’autre qui le reconnaît. De plus, il semble que la convergence du bouddhisme avec le taoïsme ait pu s’établir sur la reconnaissance commune d’un principe entraînant par ailleurs la conception d’une hiérarchie des modalités de l’être. Ma question est donc la suivante : votre enseignement reconnaît-il un principe suprême ?
En espérant que vous porterez attention à ma question. Merci.
Commentaire ADCE
Vous auriez pu la poser dès la lecture du premier dossier. Et des suivants. Car nous l’abordons en pointillé, et nous y répondons en partie. C’est pourquoi je vous recommande de relire les trois premiers dossiers même si c’est le quatrième qui a fait pour vous office de révélateur.
Puisque nous diffusons en sus des exercices quelques développements philosophiques, autant répondre à vos interrogations. A condition que cela n”influe en rien sur vos propres décisions. Voici donc ce que nous pouvons ajouter :
La voie du Tch’an, issue du bouddhisme a-religieux et du taoïsme a-religieux, est une voie essentiellement pragmatique qui ne s’encombre pas de discussions casuistiques.
Ce que nous pensons n’est pas important, et de toute manière pour la pratique des exercices d’éveil vous n’êtes pas obligé d’être d’accord avec nos points de vue. Vous devez même conserver votre entière liberté de conscience.
Le Tch’an est né de la rencontre et du mariage de deux courants de pensée : le taoïsme et le bouddhisme.
(Vous vous rendez compte ? deux courants de “pensée” pour un Tch’an qui considère la pensée comme un simple outil, utile mais source de tromperie et d’endormissement de l’être à lui-même, lorsqu’elle obstrue la conscience d’être).
Nous sommes les enfants de ce mariage, mais selon les circonstances et les êtres, certains se retrouvent ressemblant davantage au géniteur bouddhiste et d’autres au géniteur taoïste. En ce qui nous concerne, et vous l’avez sûrement noté, nous avons beaucoup pris de notre géniteur taoïste.
En outre, et comme vous l’avez aussi remarquablement fait ressortir (ce dont nous vous félicitons), la présentation habituelle qui est faite du bouddhisme paraît (à quelques uns dont nous sommes) quelque peu limitée sinon erronée. C’est ce que vous auriez pu lire en filigrane dans les premiers dossiers.
Mais en quoi est-ce important pour l’éveil ? Tout n’est-il pas illusion ? La seule constante étant l’illusion…. cela lui donne d’ailleurs le statut d’être. L’illusion est donc une certitude, au même titre que celle du souffle créateur, qui n’a pas de nom : l’innommable, l’inconcevable : ”Le tao que l’on nomme n’est pas le tao” est-il écrit. Nous pourrions ajouter : cela est alors l’illusion.
Il est écrit aussi (et tant pis pour mon bavardage) : “celui qui ne sait pas, parle. Celui qui sait se tait”. Mais il est écrit encore “un yin, un yang, c’est le tao”. Alors j’espère que mon bavardage yang a pu être pour vous l’occasion d’un réelle méditation yin, afin que l’éveil soit. Et de toute manière, on ne doit pas s’embarrasser de ce qui est écrit !
Paix, Force et Harmonie dans votre vie.
PS : Votre conclusion est excellente lorsque vous écrivez : “Ainsi, à mon sens, il y a deux acceptions incompatibles du bouddhisme : l’une qui nie tout principe supérieur, l’autre qui le reconnaît. De plus, il semble que la convergence du bouddhisme avec le taoïsme ait pu s’établir sur la reconnaissance commune d’un principe entraînant par ailleurs la conception d’une hiérarchie des modalités de l’être”.
Votre courrier du 23 février 2009
Tout d’abord pour vous dire que l’entraînement se passe bien. Ce qui est “marrant”, c’est qu’il y a des jours ou cela est beaucoup plus facile que d’autres.
J’ai quelques questions si vous me le permettez au sujet de l’éveil.
Comment s’aperçoit-on que l’on est éveillé? L’éveil vient-il brusquement suite à un événement déclencheur ou vient-il progressivement?
La sensation ressentie lors de l’éveil est-elle la même pour tout le monde?
L’éveil étant la voie menant à la libération, comment s’y prendre ensuite pour se libérer?
Les moyens à entreprendre sont-ils les mêmes pour tout le monde?
Réponse ADCE
Peut-on décrire la saveur du chocolat ? Ce ne sera jamais qu’une approximation et seul le fait de goûter le chocolat donnera corps à la description.
Il y aura un temps où vous vivrez votre expérience, et elle sera unique parce qu’elle sera vôtre. Et cela peut déjà s’être produit en cet instant où je vous écrit, cela peut se produire quand vous lirez cette lettre, cela peut se faire par flashs successifs, ou en une seule fois …. Nous serons là pour en parler si vous le souhaitez, et peut-être vous guider vers la libération. Je dis “peut-être”, tout simplement parce qu’il est “possible” voire “probable” que votre éveil conditionne votre libération sans que vous ayez besoin de conseil. Mais là encore, et si vous le souhaitez (mais pourquoi ne le souhaiteriez-vous pas ?) nous serons là pour partager.
En attendant, si rien de spectaculaire ne se produit, ne vous découragez pas. Pensez à l’alchimie invisible qui précède dans le temps l’apparition du bourgeon. Il n’y a de jaillissement de la fleur que pour l’observateur de l’apparence. La pratique régulière des exercices, votre réflexion inconsciente sur les textes qui constituent les dossiers, sont des facteurs de maturation. Chacun de nous est comme une graine. Toutes les graines n’ont pas le même rythme même si toutes sont soumises au même cycle. Ne soyez ni dans le comparatif, ni dans l’attente, sinon vous vous situez hors du mouvement et vous vivez la discontinuité. Soyez dans le mouvement (les exercices sont là pour vous y aider) et forcément vous vivrez l’unité … et bientôt l’éveil.
Paix, Force et Harmonie dans votre vie.
Votre courrier du 5 février 2009
Ce qui me fait vous écrire aujourd’hui est un souvenir très précis arrivé vers mes 9 ans et qui revient régulièrement en ce moment. Je devais partir en classe de neige …. ( nous ne donnons pas la teneur du rêve car cela relève de l’intime) … hallucination ou rêve éveillé ?… Peut-être en pensez-vous quelque chose ? Une symbolique ou autres… Merci d’avance.
Commentaire ADCE
Vous avez vécu une expérience. Seule votre considération compte. Si cette expérience est vraie pour vous, alors elle est vraie pour vous, tout simplement. Ne permettez pas que l’on s’immisce dans votre vécu. Restez maître de vos considérations. Mais qu’est-ce que le “réel” ? C’est d’une telle impermanence ! … Où commence l’hallucination, on finit le rêve ? Que voulez-vous que nous en disions ? Nous vivons dans une société dominée et dirigée par l’ignorance … faudrait-il devenir pour autrui une quelconque pierre d’achoppement ?
L’ enseignement Tch’an apprend à dissoudre ce qui relève du masque (personnalité), à ne rester ni sous le joug du corps (qui n’est qu’un véhicule) ni sous celui de la pensée (qui nous illusionne en nous faisant croire qu’elle est nous). Le Tch’an ne méprise ni le corps ni la pensée qui sont de bons outils. Simplement, les serviteurs ne doivent pas cacher le maître. Dissoudre certes, mais sans violence, pour s’éveiller puis se libérer.
le Xi Tch’an est très éloigné de toutes les méthodes qui se prétendent explicatives des rêves ou comportements d’autrui. S’il y a quelque chose à comprendre dans votre expérience, si vous avez un message à déchiffrer, vous seul, libéré des pièges et des illusions, pourrez y avoir accès. Bonne continuation sur la Voie. Paix, Force et Harmonie dans votre vie.
Votre courrier du 5 février 2009
Je viens de découvrir (après 18 mois d’enseignement tch’an de l’école de Limoges) que l’éveil ne serait pas la libération. Pourrais-je connaître la différence entre les 2 ?
Lorsque vous vous réveillez le matin, peut-être ne faites vous pas le distinguo avec la journée qui commence … C’est une image. Lorsque Siddharta devint le Bouddha, il s’éveilla et dans le même instant, il devint libéré. Le désir de mettre ses sandales dans les pas du maître ont conduit à bien des découragements. La libération est un apprentissage, celui de l’éveil. Si vous avez appris à monter à bicyclette vous devez vous souvenir de quelques chutes … Certains ont connu des états furtifs d’éveil sans savoir que leur ressenti était celui là. Le sachant, ils auraient persévéré … comme pour la bicyclette ! C’est pour ceux-là que nous faisons le distinguo.
Je comprends donc que l’enseignement tch’an permet à l’adepte de s’éveiller, mais que la libération de ce dernier ne dépend que de lui et de lui seul (“volition libre et consciente”) est-ce le cas » ?
Oui
Dans quels cas un éveillé pourrait ne pas souhaiter ou accéder à la libération ?
La Tradition dans toutes ses manifestations insiste sur la liberté de choix qui reste le seuil véritable du passage. Cela signifie que vous aurez toujours un choix. Certains prétendent même que des êtres totalement libérés choisissent de revenir enseigner dans une nouvelle incarnation. Personne ne les y a obligés.
Si un jour j’atteignais l’éveil et ma propre libération …
Pourquoi postulez-vous le doute ? N’oubliez jamais que votre pensée est un instrument puissant qui est fait pour réaliser les véritables choix. Votre choix est-il un conditionnel ?
Qu’en sera-t-il de ma relation avec ma famille ?
Vous avez choisi de vivre cette vie pour des raisons qui vous sont propres, que vous seul connaissez et que l’éveil complet vous rappellera. Retrouver votre véritable considération sur les choses, sur le monde, sur les autres, ne doit pas vous inquiéter. Bien au contraire. L’avoir oublié est le vrai problème.
Cet attachement à ma famille, cet amour est-il un obstacle incontournable à la libération? Est-ce au contraire la libération qui rend cet attachement différent ?
Le sage n’est plus soumis aux émotions destructrices. Mais il ne faut pas confondre émotion et sentiment. un sentiment est une réaction affective adaptée à une situation. Le sage respire, mange, boit, dort, pense, communique et vit des sentiments. Mais tout cela dans l’harmonie que seule la libération procure. C’est pourquoi sa respiration, sa parole, son amour sont différents. Quand un humain ordinaire croise la route d’un tel sage, il s’en souvient par le plaisir ressenti et par le témoignage mobilisateur. (Rien à voir avec la médiatisation). Le sage dont il est question, c’est peut-être le cordonnier dans la petite boutique près de chez vous … Tout à l’heure, demain ou plus tard … ce sera vous … si vous le voulez réellement et si vous vous y entraînez.
La pratique du Neng Shang Tong génère-t-elle un risque supplémentaire de faire apparaître certaines entités néfastes dans sa vie? Cette question est également très importante pour moi (ou plutôt la réponse attendue). Je suis de nature à être assez effrayé par tout ce qui est surnaturel (car j’y crois), et je ne voudrais pas jouer aux apprentis sorcier avec des forces maléfiques que je ne pourrais maîtriser.
Y croire ou pas ne change rien à l’existence du «sur-naturel». La pire des choses est la peur. Si vous devez craindre une pratique, vous ne devez pas vous y contraindre et aucun instructeur digne de son rôle, et à qui vous vous confiez, ne saurait non plus vous y encourager. Paix, Force et Harmonie dans votre vie.
Votre courrier du 30 janvier 2009
Bonjour,
je suis de nouveau adhérent chez vous depuis le début d’année. C’est avec un réel plaisir que j’ai repris ces cours. Je me rends régulièrement au Mexique pour notre travail avec ma femme sur le chamanisme et la médecine énergétique Maya. Depuis longtemps je m’intéresse aux grandes traditions qui semblent se répéter dans leurs histoires symboliques et également dans leur prophéties. Nous arrivons, à priori, et selon ces prophéties à “une fin des temps” qui paraît être désastreuse pour le genre humain, une date clé s’impose : 2012. Je le répète, cela fait plus de 25 ans que j’essaye d’analyser ces différentes lectures, en toute humilité et en autodidacte, sans accorder la moindre prépondérance à ce qui me semblait alors inutile ou trop mondain. Puis je suis tombé sur le site de Pierre Jovanovic et acheté son livre “notre dame de la miséricorde”: le tilt, une synthése sérieuse et magistrale des prophéties de la vierge et d’autres, jusqu’aux aborigènes d’Australie, et tout concorde, à priori.
Nous sommes bien loin de l’enseignement Tchan, et pourtant…Peut-être auriez-vous un avis à ce sujet, vous avez mentionné je crois sur votre site interne que les temps que nous vivons ouvrent des portes difficiles. Merci de votre réponse.
Réponse ADCE
Nous ne répondrons pas directement à votre question pour ne pas vous influencer. Ne nous en voulez pas de prendre ce recul; si nous le faisons, c’est par respect pour les considérations de chacun : nous ne souhaitons pas devenir “maîtres de vérités”. Parfois des données qui arrivent mal à propos peuvent se comporter comme de véritables implants perturbant le jugement, et nous ne prenons pas ce risque. Cela dit, dans nos dossiers, vous trouverez matière à enrichir les hypothèses de votre questionnement, car l’enseignement Tch’an est bien inscrit dans la trame de l’univers.
Paix, Force et Harmonie dans votre vie.
Votre courrier du 20 janvier 2009
J’ai été extrêmement surpris de découvrir votre site internet ! Jamais je n’aurais imaginé que vous puissiez vous servir de ce moyen pour diffuser votre enseignement, après ce qu’il m’a été donné de connaître de vous par le centre de Limoges. J’ai en effet remarqué la disparition de l’annonce dans le magazine Nouvelles Clefs, avant de la voir réapparaître récemment avec votre adresse électronique.
Cela fait plus de trois ans que j’ai l’intention d’écrire à Jérôme Calmar, et j’ai toujours différé, par découragement et par scepticisme, l’envoi du courrier : l’enveloppe est maintenant toute jaunie. Je regrette que le centre de Limoges soit désormais fermé.
J’ai commencé l’enseignement avec Jérôme Calmar début avril 2001 et j’ai reçu le dernier et dixième cours le 23 juillet 2003.
Je vous écrit pour vous demander conseil, parce que j’estime que mes efforts se sont soldés par un fiasco total. S’il n’est plus possible d’écrire à Jérôme Calmar, merci de me dire ce que je puis faire.
Je me suis inscrit aux cours par correspondance, après avoir remarqué l’annonce dans le magazine susdit, non pour atteindre rapidement l’éveil, (promesse qui m’a laissé et me laisse encore toujours extrêmement sceptique…) mais pour apporter quelque soulagement à une maladie chronique. Bien sûr, ce phénomène que vous appelez “éveil” et “libération” me motive énormément, mais je le répète je ne peux croire, compte tenu du délabrement de mon système nerveux , qu’il me soit possible de provoquer “cette chose” en “quelques mois” et “avec un peu de bonne volonté” pour reprendre les termes exacts que j’ai trouvés dans le cours. Je me suis décidé à m’engager avec M. Calmar, je tiens à le souligner, uniquement à cause des fautes d’orthographe énormes et invraisemblables dont le texte était émaillé… J’y ai vu une stratégie pour éloigner les curieux et esprits superficiels et je l’ai donc interprétée comme un gage de sérieux. Vous pouvez rire tout votre soûl…
J’ai totalement arrêté de pratiquer au cours de l’été 2008.
Depuis 2005 environ et jusqu’à l’année dernière (été 2008), j’ai pratiqué la totalité du programme que m’avait prescrit Jérôme Calmar
Tout ce que j’ai remarqué comme résultat est une amélioration de ma maladie physique qui a beaucoup régressé (c’est déjà pas mal me direz-vous). En revanche, les symptôme nerveux (angoisse, colère, agressivité, dépression et tout le cauchemar que vous pouvez imaginer) sont encore toujours bien là. Mais situation sociale en conséquence est très préoccupante pour ne pas dire misérable. J’ai peur de la vie plus que jamais. La méditation relativiste tchan n’a pas calmé mes angoisses, elle les a avivées. J’ai l’impression que le fil auquel tient ma vie peut se rompre à tout instant et m’entraîner dans la déchéance totale. Ce n’est pas la mort physique que je crains, mais bien la mort sociale avec inévitablement toutes les violences et contraintes qui s’exercent sur ceux qui, comme moi, sont marginalisés.
Que dois-je faire à présent ?
Me suffit-il de reprendre les exercices tels que Jérôme Calmar me les a prescrits ?
Dois-je renoncer et rechercher une autre voie mieux adaptée ? J’avoue pour terminer que ces notions de libération et d’éveil provoquent en moi une exaspération et un dégoût qui peuvent devenir un obstacle insurmontable. J’ai des tonnes de livres sur le sujet (je suis allé jusqu’à apprendre le sanskrit et le chinois etc…!) et j’en ai vraiment marre.
Merci d’avance de ne pas me donner une réponse dans le style “provocation relativiste” comme s’y plaisent et s’y complaisent les tchanistes : vous ne réussiriez qu’à me décourager davantage.
TB
Réponse ADCE
Votre questionnement révèle une véritable interrogation, mais aussi du doute, de lʼamertume, de la déception, de lʼinquiétude … Nous ne vous disons pas cela comme un jugement mais comme un reflet dont nous devons tenir compte et dont vous devez être conscient si nous souhaitons que nos réponses puissent correspondre à votre demande sous jacente et vous aider.
Ne soyez pas surpris de lʼutilisation de moyens plus modernes de diffusion de lʼenseignement du Xi Tchʼan. Déjà lorsque le Centre de Limoges décida de lʼenseignement «par correspondance» nombreux furent ceux qui crièrent au blasphème ! …. Et pardonnez-nous nos éventuelles fautes dʼorthographe. Nous veillons à nous relire, mais nous nʼavons pas de prétentions professorales en la matière.
Vous avez suivi lʼenseignement sur les dix leçons, vraisemblablement avec un certain nombre dʼincompris, et il est effectivement dommage que vous nʼayez pas contacté en son temps Jérôme Calmar. Vous accepterez volontiers que nous ne puissions nous immiscer dans ce quʼil était censé contrôler : à savoir votre évolution vers lʼéveil. Ce nʼest ni une fuite ni une esquive. Simplement du bon sens : on ne peut reprendre la partie commencée par quelquʼun dʼautre en ce domaine.
Nous allons cependant tenter de vous répondre. Mais nous précisons, même si vous en doutez, que lʼenseignement que nous avons nous-même suivi est excellent, bien que nous ayons pensé quʼil nécessitait des adaptations … «pédagogiques ». Vous lʼavez suivi aussi, et vous en concluez au « fiasco » … Nous respectons votre vécu. Ce nʼest pas le nôtre.
Vous nous confiez avoir étudié le chinois. Vous connaissez sûrement le caractère Chen ? Le pictogramme montre en sa partie droite un fil que deux mains ne peuvent saisir : cʼest selon notre enseignement le souffle créateur qui anime le monde manifesté. Cʼest parce que Chen relève du Ciel Antérieur, que la manifestation ne peut lʼappréhender. Chen, est parfois traduit par «âmes viscérales». Il sʼagit dʼune interprétation restrictive. En général, Chen est traduit par «les esprits», voire la «conscience». Chen ne doit pas être confondu avec le I (qui relève de la pensée Hsiang). Cʼest ce qui fait dire à lʼenseignement Xi Tchʼan que nous ne sommes pas la pensée. Celle-ci nʼest quʼun instrument, comme le corps. Et notre «éveil» est dʼen être «conscient» autrement que par la pensée ! Le I est comme une «machine» à actualiser les expériences de Chen. Mais quand Chen nʼest pas «éveillé», ce qui se réalise ce sont … les pensées elles-mêmes. Ainsi, lorsque vous écrivez ceci : « …non pour atteindre rapidement l’éveil, (promesse qui m’a laissé et me laisse encore toujours extrêmement sceptique…) » votre pensée sʼapplique à réaliser son postulat de scepticisme. Cʼest malheureusement ainsi pour beaucoup …
Par contre, nous sommes étonnés que lʼon ne vous ait pas précisé que le but du Tchʼan nʼest pas la guérison des maladies physiques. Cela dit, pourquoi un grave problème physique serait-il incompatible avec lʼéveil ? Si le corps est un instrument au service de Chen, vous comprenez que celui-ci puisse «re- programmer» son instrument pour lui redonner la performance nécessaire pour ce quʼil a à réaliser dans ce cycle de vie.
Vous nous demandez : « que dois-je faire à présent ?»
Par facilité nous devrions vous conseiller de reprendre les exercices que Jérôme Calmar (qui a été votre instructeur et qui vous a suivi), vous a conseillés. Mais vous expliquez que cela vous «bloque» si ce nʼest davantage. Nous le regrettons car, comme nous vous lʼavons écrit, lʼenseignement du Centre de Limoges a produit beaucoup de fruits.
Nous pourrions aussi vous dire de chercher ailleurs. Et cʼest vrai quʼil existe «beaucoup de demeures dans la maison du Père» (pour plagier une phrase dʼun célèbre sage). Mais le Tchʼan nous convient. Nous aurions alors tendance à vous proposer de reprendre lʼenseignement autrement. Si vous abordiez cela avec un autre état dʼesprit, cela serait jouable. Mais si votre postulat est le scepticisme qui stérilise …. à quoi bon ?
Nous espérons que nos propos ne heurtent pas votre sensibilité.
Interrogez votre intuition. Si vous estimez que nous pouvons vous aider, nous le ferons volontiers.
Paix, force et harmonie dans votre vie.
Votre courrier du 13 janvier 2009
Bonjour, (et bonne année 2009)
J’ai reçu le texte 10 du Nouvel Enseignement Tchan vers 2004. J’ai toujours été et je suis toujours quotidiennement assidu à la pratique malgré des hauts et les bas de toutes sortes. J’avais pris le silence des instructeurs de Limoges comme un enseignement ultime, une invitation à trouver les solutions par moi-même, puisque j’avais déjà les outils nécessaires. Et ma foi, j’ai trouvé pas mal de ‘’solutions”. Mais je ne pense pas être Éveillé pour autant … too bad.
J’ai bien le chakra ouvert au sommet du crâne et le ni-wan aussi, quelques autres le long de la colonne vertébrale et du sternum. La pensée purement perceptive assez bien entraînée, elle apparaît parfois sans effort. Mais il me semble que ça ne veut pas dire grand chose quant à la libération totale. Je n’ai développé absolument aucun pouvoir, quelques intuitions des fois, mais rien de certain … ce dernier point n’est pas très important.
Évidemment j’ai été surpris de découvrir votre page web.
J’ai quelques questions :
- Que vous ne soyez pas relié administrativement au centre de Limoges, d’accord, mais vous êtes sûrement ”reliés” autrement non ? (ma question est floue, je m’attends à une réponse du même genre…)
- Je ne comprends déjà rien au Hao Xie (comment ça fonctionne ce truc), j’ai le final, un papier jaune à moitié brûlé avec des calligraphies chinoises (?) … mais si en plus, comme vous le dites le centre de Limoges à cessé toute activité alors là je comprends encore moins comment ça peut marcher. Ont-ils vraiment tout cessé ou juste arrêté de répondre au courrier ?
- Et puis surtout pourquoi cette cessation des activités ?
- Comment ça se fait que les xi-tchanistes ne forment et ne cherchent à former que des groupes restreints ?
- Si par Ô grand bonheur j’atteignais l’Éveil Ultime, la libération totale, je ne saurais que faire pour aider les autres. C’est dommage. J’ai bien conservé les dix textes, mais je ne saurais pas comment personnaliser les programmes des adeptes. Et vous alors ? Comment savez-vous faire ça ? Est-ce que quelqu’un du centre de Limoges vous a aidé ? Pourtant, si mes souvenirs sont bons, dans le texte dix, ils précisent que les tchanistes sont des hommes d’action. Mais quelle action ? Si je n’ai pas les outils, ni les moyens d’aider les autres sur la voie, je ne vois pas de quelle autre action ils veulent parler.
- Comment vous vous êtes rencontrés ? (c’est vrai que c’est dur à imaginer pour moi, je ne connais absolument personne d’autre qui a suivi le même enseignement, et en plus je ne suis même plus en France)
Bon ça suffit ça fait assez de questions je crois. Merci et bonne journée. Au plaisir.
AM
ADCE
Permettez-nous une historiette :
Siddharta venait de prêcher.
Un moine s’approcha et lui demanda :
- “Si par Ô grand bonheur j’atteignais l’Éveil Ultime, la libération totale, je ne saurais que faire pour aider les autres”….
Le Sage garda le silence.
Le moine s’enhardit :
- Je possède un exemplaire complet des divers Sutras, mais je ne saurais pas comment les personnaliser pour ceux qui viendraient se confier à moi.
Et comme le Bouddha n’ajoutait rien, le moine révéla le poison qui l’aveuglait : le scepticisme ! Apostrophant le Sage il dit :
- “Et vous alors ? Comment savez-vous faire ça ? Est-ce que quelqu’un vous a aidé ? Car vous ne pouvez être éveillé et libéré sans que quelqu’un ne vous ai montré le chemin “…
Le Bouddha sourit et lui dit :
- «Ne met aucune tête au-dessus de la tienne, soit ta propre lumière, parle moins et agis»
Alors le moine s’éloigna en maugréant : «Pourtant, si mes souvenirs sont bons, dans le dixième Sutra de Limoges, ils précisent que les tchanistes sont des hommes d’action…. Mais quelle action ? Et si je n’ai pas les outils, ni les moyens d’aider les autres sur la voie, je ne vois pas de quelle autre action ils veulent parler….»
Veuillez bien vouloir pardonner notre humour … et soyons plus sérieux.
Votre assiduité à la pratique de l’enseignement que vous avez reçu du centre de Limoges, témoigne de votre intérêt pour la Voie du Xi Tch’an.
Peut-être aurez vous déjà des réponses à un certain nombre de vos questions nous concernant sur notre site http://asiatchan.wordpress.com.
Vous saurez comment nous nous sommes rencontrés, pourquoi, quels sont nos rapports avec nos prédécesseurs, quelles sont nos différences de choix. En effet, d’autres anciens de Limoges nous ont déjà posé ces mêmes questions. Nous y avons répondu du mieux possible.
Si cependant un détail vous échappait ou si vous ne trouviez pas une réponse à une question, n’hésitez pas à nous demander une précision.
La pratique du Tch’an conduit à l’éveil soyez-en assuré. Pouvons-nous nous permettre une suggestion ? Peut-être êtes-vous trop dans l’attente et non dans la fluidité du mouvement pour y parvenir ?
ADCE diffuse l’enseignement à partir de dossiers qui reprennent largement les données que vous connaissez avec de notables différences cependant. Autrement dit c’est à la fois semblable et différent. Chaque dossier a un double objectif. En premier, il contient des données susceptibles de provoquer l’éveil, et si cela ne survient pas, ce n’est pas important (ne pas rester prisonnier de l’attente qui crée la dichotomie néfaste à l’éveil et responsable du mauvais rêve de l’illusion dans le quotidien). En second, il donne des indications pour poursuivre la quête dans et par le dossier suivant. Mais l’éveil ne devient “libération” que lorsqu’il est permanent. C’est une autre histoire. Plusieurs “dossiers” sont sans doute nécessaires. Encore faut-il avoir pratiqué et intégré leur contenu.
Nous vous souhaitons Paix, Force et Harmonie dans votre vie.
Votre courrier du 13 décembre 2008
J’ai fini le premier dossier. Je suis trop intéressé pour la voie évolutive, plus rien d’autre ! Je préfère cette voie point trait. Trop de philosophie. j’en ai assez, car on constate que le écoles initiatiques des pays du nord, cherchent toujours à assujettir les noirs. Nous voulons la pratique directe, non la colonisation. Soyez clairs avec vos nouveaux adeptes, car nous avons aussi trop subi.
Merci pour vos orientations futures.
Cyril
ADCE
Je crains que vous vous mépreniez sur le but du Tch’an
Notre tradition est issue de l’Asie, Plus particulièrement du taoïsme chinois et du bouddhisme indien.
Les querelles Nord-Sud, les a-priori raciaux, religieux ou sexuels ne font pas partie de notre façon de penser.
Nous sommes dépositaires d’un savoir ancestral, d’une sagesse que nous nous sommes engagés à diffuser pour le bien de chacun.
Le véritable pouvoir est en soi, dégagé de l’illusion de l’égo, pas pour dominer autrui, mais pour redevenir nous-même, co-créateurs de notre réalité.
Si c’est la magie qui vous intéresse, et je peux le comprendre, il existe des écoles pour cela.
Mais là encore, pour avoir des amis très “avancés” dans ce domaine, et en particulier dans le “vaudou”, vous devez savoir que le véritable vaudou est d’abord un art de vie et surtout une compréhension participative des énergies ambiantes, ce qui n’est pas si éloigné du Tch’an.
Pour reprendre une belle expression cinématographique, “prenez garde à ne pas vous laisser séduire par le côté obscur de la Force” !
Votre courrier du 12 décembre 2008
“Les méditations et autres techniques « passives » ne me semblent pas un moyen efficace.
Quand je me surpasse physiquement j’ai l’impression d’être vivant.”
ADCE
Que signifie “efficace” ?
Quel rapport pour vous avec “l’impression d’être vivant” ?
Lorsque vous aurez fait de point de ces questions vous serez alors prêt à aborder la méditation.
Votre courrier du 10 décembre 2008
bonjour
dans votre réponse à un message du 24 septembre,vous parlez de l’enseignement à distance comme un moyen d’éviter le piège de l’ego pour l’instructeur,ainsi donc ,la personne supposée être délivrée de l’illusion de l’ego pourrait encore tomber dans ses pièges? je vous serai gré de répondre à cette question car elle corresponds à un trouble réel,merci
ADCE
Nous ne pensons pas vraiment pouvoir vous aider en entrant dans le jeu d’argutie de type intellectuel auquel vous nous conviez. Cela n’amène rien de véritablement libératoire et n’entre pas dans notre domaine de compétence.
D’autant que le problème ne semble pas être là. Il y a en effet dans vos demandes un dénominateur commun de non-dit, peut-être de frustrations ? Comme si vous souhaitiez vous prouver quelque chose à postériori.
Et si vous vous exprimiez simplement, avec franchise, et nous confiiez ce qui vous met cycliquement dans cet état ?
Nous pourrions alors peut-être vous aider.
En attendant, nous vous envoyons nos sentiments de paix.
Votre courrier du 19 novembre 2008
(Echanges avec Jacky, un “ancien” étudiant de Limoges)
Jacky
Bien malgré-moi, j’ai provoqué un trouble chez un frère, un ami. Il me demande de lever la polémique. Ce que je fais bien volontiers puisque pour moi les polémiques n’existent que dans les esprits. En une fraction de seconde, il serait très aisé d’établir la paix dans le monde.
ADCE
Nos illustres prédécesseurs n’avaient pas internet à leur disposition.
Pour autant, à ce que j’en ai entendu dire, le suivi des postulants à l’éveil a toujours été quelque chose de … très vivant.
Nous avons ouvert une nouvelle rubrique sur le site intitulée “le livre anonyme” afin de donner la parole à des tch’anistes qui souhaitent communiquer.
Bien entendu pas de polémique, mais amener ceux qui peuvent s’intéresser au Tch’an à réaliser par des témoignages que la voie proposée n’est pas une voie-ghetto.
Pour autant ne vous obligez pas à écrire.
En fait ne vous obligez à rien d’autre qu’à être.
La rubrique “le livre anonyme” est de toute manière un non-sens, car les écrits ne sont pas si importants pour le Tch’an.
Mais cela peut-être important pour certains Tch’anistes. C’est toute la relativité et l’ambiguïté de cette impermanence appelée vie.
Jacky
Avant d’apprendre l’existence de ce nouveau centre tchan, j’avais pris l’habitude de zoner sur le net… une fois je suis tombé sur une discussion a propos du tchan. Beaucoup l’entendaient comme une secte, certains mêmes n’y voyait qu’une manière de faire de l’argent. (n’est jaloux que celui qui trompe) j’ai donc fait une intervention. suite à quoi j’ai eu beaucoup de contacts. Des anciens tchan, mais aussi des personnes qui cherchaient une vérité. C’est à elles que je pense. Combien d’années, combien de livres, combien de vaines agitations un chercheur sincère peut perdre?
Bien souvent, las de recherches inutiles, il abandonne. D’autant que notre société laisse peu de place à de telles recherches.
je ne voulais pas utiliser cet espace pour en mettre des “tas”, mais un simple témoignage qui n’aurait pas même le volume de nos échanges.
Avec Jérôme et Hi-shia, ma jeunesse m’imposait un “respect” qui faisait que jamais je ne leur ai écrit, hormis la réponse aux questions.
Même si les “mots” ne sont que des mots, aussi imparfaits soient-ils, ils sont le seul moyen de communiquer pour la plus part des êtres. Ainsi, dans tes courriers, il transpire une évidente sagesse, qui balaye les doutes dont je parlais plus haut. Mais il faut voir aussi que beaucoup d’êtres sages, parfaits, éveillés se sont isolés de ces masses. A mon sens, ceci n’engage que ma personne, il faut savoir garder un pied dans sa grotte et l’autre à l’extérieur. rôle que tu remplis très bien.
Cette ambiguïté dont tu parles, n’est que relative car elle permet à ceux qui ne sont pas encore au “sommet” de se sentir faire partie d’une “famille”.
Votre courrier du 11 novembre 2008
J’ai déjà pratiqué le Tchan. Je serais particulièrement intéressé à étudier et pratiquer de façon plus intensive la voie magique en envisageant évidemment une rémunération.
Notre réponse
La voie Tch’an est une voie personnelle. Pas commerciale. L’éveil est le but pour soi et pas une marchandise. Si vous désirez apprendre des techniques magiques en vue de rémunération, ce qui est votre droit, il vous faut trouver un centre approprié.
Votre courrier du 22 octobre 2008
Ma requête va sûrement vous paraitre étrange, en tout cas elle ne vous sera d’aucune utilité. Pourtant j’aimerais connaitre le visage de Jérome Calmar, j’ai pensé depuis quelque temps déja qu’il était décédé. J’ai suivi son enseignement par correspondance il y a plusieurs années, j’en ai tiré le plus grand bénéfice.
Envoyez moi une photo por favor ! Qu’en tirerai-je ? Quoi de plus quoi de moins ? Rien c’est évident, mais un plaisir sûrement. Faites-moi ce plaisir et je vous enverrai mes pensées les plus chaleureuses ; allez, je vous les accorde d’avance quelque soit votre réponse ou non réponse, mais je pourrais être ammené à redoubler !!! Alors merci . Bien à vous. JF
Notre réponse
Pensez-vous vraiment que nous serions en droit d’aller contre une volonté explicite érigée en règle : ne jamais travailler en direct, y compris par photographie, y compris post-mortem supposée ?
Cela dit, il existe des possibilités de visualisation et de contact par l’esprit … Mais franchement, en dehors de la curiosité et du risque de “l’iconophobie”, à quoi cela vous servirait-il ?
Et les pouvoirs ?
ADCE
ADCE préfère parler de voie évolutive plutôt que de voie magique. Nous avons d’ailleurs pris la décision d’être très prudents, parce que depuis quelques années, certaines … disons “connections temporelles”, se sont ouvertes, permettant le passage d’entités qui ne sont pas toujours favorables. Et cela a pris de l’ampleur. Certes vous n’êtes pas obligé d’y croire, et nous ne vous le demandons pas. Pour ne pas prendre de risque, la question a cependant été débattu de tout arrêter. Certains en ont décidé ainsi. ADCE a fait un autre choix, et c’est pour cela que nous nous sommes fait connaître.
A notre avis, il n’a pas été suffisamment spécifié que l’éveil est un état de conscience (pas forcément permanent au début) de soi-même avec soi-même, mais à un autre niveau, dans la coexistence des temps, comme un retour à Shen (que l’on pourrait traduire par “l’instant créateur”). Bref, s’éveiller, c’est se retrouver “même bien que différent”. Cela n’a rien à voir avec la présence d’un autre (ou d’une voix) qui souvent, malgré une apparence de “sagesse” relève du parasitage.
Chacun de nous est ici pour se re-synchroniser (s’éveiller, se libérer), et non pour actualiser les futurs d’un autre, d’un projet de société ou d’une entité.
Quelques lettres reçues
Bonjour a vous!
Cela fait environ 15 ans que j’ai reçu les 10 cours ! Et depuis je pratique et me sens bien, très bien…y a-t-il des cours additionnels pour nous les “anciens”?
MERCI de me répondre.
Bonjour,
Je suis un adepte du nouvel enseignement tchan du centre de Limoges que j’ai connu en septembre 1992. Je suis entré en possession de l’ancien enseignement quelques années plus tard. Depuis, je m’efforce à la pratique de la “pensée perceptive” et à la “gymnastique magique”. Je voudrais savoir si, outre la continuation de la diffusion de la tradition tchan, l’ADCE organise des rencontres entre “anciens” élèves de Jérôme Calmar et de ses frères tchanistes.
Cordialement.
Bonjour,
Merci pour votre réponse rapide. Pour préciser l’intention qui motive ma demande : le programme du Tchan constitue la Voie que je suis, et les résultats obtenus sont encourageants. Avec le Shen Ti Yan, ce qui est recherché est un renforcement de la constitution physique et psychique grâce à un exercice qui, semble t-il, demande peu de temps. Etant de constitution un peu fragile, il m’est apparu souhaitable de travailler à ce niveau afin de pouvoir pratiquer avec davantage de lucidité. Pour ce qui est des “pouvoirs”, je reste pour l’instant peu porté sur les pratiques de type occulte, déjà pour une question de temps.
Vous mentionnez les périodes particulières de méditation, est-ce parce-qu’il serait possible d’y prendre part? Y aurait-il un intérêt et une possibilité que j’y participe?
Bien à vous.
Notre réponse
Nous sommes heureux d’un témoignage qui prouve la justesse de l’enseignement Tch’an tel que l’a inauguré le Centre de Limoges.
Pourquoi faudrait-il des cours additionnels ?
A notre tour, nous vous posons une question: “y aurait-il un éveil après l’éveil” ?
On peut dire aussi les choses autrement :
Ou bien vous êtes parvenu à l’éveil et la question ne se pose pas.
Ou bien vous n’y êtes pas encore parvenu, même si votre vie s’est trouvée transformée par la pratique du Tch’an.
Nous sommes désolés qu’il ne soit pas possible de se joindre à nous : lorsque nous avons crée ADCE, nous nous sommes organisés en communauté laïque, avec comme règle de n’avoir pas d’autres contacts avec les adeptes (anciens ou nouveaux) que par courrier (ou courriel).
Mais pourquoi ne pas créer une association avec forum internet ?
Certes nous n’avons pas vocation de nous occuper de cela, ni le temps. Mais si par exemple certains d’entre vous décidaient de s’y atteler, nous serions prêts à vous épauler en informant ceux et celles qui nous ont écrits de vous contacter, en le signalant sur notre site internet, et en répondant à d’éventuelles questions ou par des conseils généraux”.
En outre sachez qu’il n’y a rien de désobligeant à re-visiter un voyage précédent. Ce que l’on a déjà parcouru et vécu, enrichit le nouveau voyage, et parfois, l’éveil est au bout.
Paix, Force et Harmonie dans votre vie.
Une lettre pour savoir …
Je suivais l’enseignement du centre de limoges depuis 2ans quand le contact a cessé. 3ème degrés depuis 1 an.Merci de l’information sur l’arret de ce centre, le silence etant assez inconfortable.Evidemment je suis interessé a continuer dans cette voie et vous paraissez ètre legitimes comme instructeurs. Il y a cependant des questions que j’aimerais poser avant de m’inscrire.
1-pourquoi le centre de limoges a- t- il stopé son activité(sans prevenir)?
2-comment vous, les 7 anciens adeptes ètes vous entrés en contact les uns avec les autres?.
3-Si je suis l’enseignement avec vous , dois- commencer au premier degrés? (vous parlez de nouvelle unité de temps et c’est ce qu j’ai cru pouvoir en deduire).
S’engager dans une telle voie n’est,vous le savez je pense, pas neutre. L’esprit du tchan se caracterise, je crois, par un à priori de precaution, de “doute sain”. c’est dans ce sens où vont les questions. Elles ne sont pas motivées par une vaine curiosité. C’est pourquoi je vous remercie de bien vouloir excuser ma sollicitation et de répondre dans la mesure de vos possibilités. Bien a vous.
ADCE
Nous comprenons vos interrogations.
Vous avez déjà pratiqué le Tch’an. Vous savez donc que l’un de nos principes est de ne jamais travailler en direct, pour éviter le piège de l’égo (pour l’instructeur) et de la dépendance (pour l’adepte).
Vous vous souvenez sans doute aussi que le tch’an enseigne que le temps est un et que coexistent passé présent futur. Que seule la conscience se déplace, et que le reste n’est qu’illusion. S’inscrire dans une nouvelle unité de temps signifie exactement cela et correspond au chemin vers l’éveil. C’est être en état de conscience immédiat. C’est ce que veut relater cet histoire Tch’an classique :
“Un moine demande à Tchao Tcheou :
- Enseignez-moi.
- As-u pris ta bouillie de riz ?
- Je l’ai prise.
- Alors, va laver ton bol !
A cet instant le moine s’éveilla”.
Nous sommes désolé que vous soyez resté sans nouvelles du Centre de Limoges. Mais s’il en est ainsi c’est que cela devait être ainsi.
Se préoccuper de “comment vont les uns et les autres, comment s’est établie la filiation, et la justification qui la précise”, c’est se situer une fois de plus sur une ligne de temps (passé, présent, futur), et ne relève pas du Tch’an.
Relisez les textes que vous avez reçu de Limoges. Vous y trouverez forcément des réponses.
Et même si nos textes diffèrent quelque peu (dans la forme ou l’expression), les textes que vous avez reçu et qui vous disent dès le départ “notre engagement est de ne jamais travailler en direct”, “ne mettez aucune tête au-dessus de la vôtre”, “ne retenez pour vrai que ce que vous aurez vous-même vérifié”, “sortez du piège de temps (seule la “conscience” se déplace), “si la doctrine vous gêne; bousculez la doctrine”, sont les seules réponses à vos interrogations. Qu’au demeurant nous respectons. Mais nous avons, nous, un autre contrat avec l’éveil, que des discussions inutiles.
Nous diffusons le Tch’an. C’est un engagement que nous avons pris après mûres réflexions, avec ce que cela implique de périodes de vie communautaire. (Heureusement les moyens modernes comme internet facilitent la logistique). Notre enseignement est à la fois le même et différent. Quelques textes sont supprimés, d’autres revus, certains sont ajoutés. Des phrases précisent parfois. Les exercices sont globalement les mêmes mais avec des variantes notables. Cela ne signifie pas que l’enseignement est meilleur. C’est tout simplement du à l’adaptation qui devait être réalisée par nos instructeurs pour gérer comme il convient les demandes de formation à l’éveil. Ces demandes proviennent parfois d’anciens adeptes, pour autant les anciens adeptes ne sont plus les mêmes tout en étant semblables… C’est la leçon de ce fleuve appelé temps qui charrie nos vies et dont nous devons nous affranchir.
Si vous décidez de reprendre avec nous, faîtes comme travail supplémentaire de comparer les textes. non pour les juger. Mais parce que cela donnera des facettes supplémentaires à votre recherche personnelle.
Lettre du 24 septembre 2008
Bonjour, Une amie et moi-même qui avons pratiqué les 10 programmes aimerions savoir ce que sont devenus Jerôme Calmar et Hi Shia. Merci d’avance de nous répondre. Marie L.
ADCE
Si Jérôme Calmar et Hi Shia n’ont pas souhaité donner d’explication à leur actuel silence, c’est qu’ils n’ont pas souhaité le faire.
Vous avez suivi leur formation, vous avez échangé à partir des questionnaires, mais je ne pense pas que vous les ayez eu au téléphone, ou que vous les ayez personnellement rencontrés. La règle a toujours été simple et vous l’avez toujours connue: ne jamais travailler en direct. C’est ainsi.
La raison de ce principe est que cela évite le piège de l’égo pour les instructeurs, et surtout celui de la dépendance pour l’adepte.
Mais chaque fois que vous pratiquez leur enseignement, la véritable relation à vos instructeurs est présente, avec leurs conseils personnalisés, et c’est cela qui compte.
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